mardi 4 octobre 2016

Clinton domine Trump dans le premier débat

Clinton domine Trump dans le premier débat


VIDÉO - Les passes d'armes se sont multipliées lundi soir lors du premier débat entre les candidats à la Maison-Blanche. La démocrate a marqué plus de points.
Correspondant à Washington
Ce devait être le match du siècle et, au niveau du combat, le premier débat a tenu ses promesses. S'il n'y a pas eu de KO, il est clair que Donald Trump a plutôt passé une mauvaise soirée lundi face à Hillary Clinton.
Pour les deux candidats à la Maison-Blanche, l'objectif était double: s'affirmer comme un occupant crédible du Bureau ovale et séduire les électeurs indécis ou peu motivés qui pourraient faire la différence le jour du scrutin.
Sur ces deux tableaux, l'ancienne secrétaire d'État a marqué des points appréciables. Le milliardaire, en revanche, n'est pas apparu capable de hausser le niveau par rapport à ce qu'il produit habituellement sur ses podiums de campagne.
Il a répété les mêmes formules sans jamais expliquer comment il s'y prendrait pour concrétiser ses promesses. S'il a assené quelques coups à son adversaire, l'efficacité a plutôt été du côté de Clinton, qui a défendu ses arguments avec la conviction d'un avocat et attaqué Trump avec la méthode d'un procureur.
Beaucoup de mimiques et d'interruptions d'un côté, une posture très contrôlée de l'autre. Le face-à-face a débuté de manière sobre, mais les passes d'armes se sont multipliées dès le premier quart d'heure. Quatre d'entre elles sont allées au-delà des escarmouches.

Le refus de Donald Trump de publier ses déclarations d'impôts:
Clinton: «On doit vraiment s'interroger sur la raison. Peut-être ne veut-il pas qu'on découvre qu'il n'est pas aussi riche qu'il le prétend? Ou aussi charitable? Ou qu'il est aussi endetté? Ou quelles sont ses relations d'affaires? Ou peut-être ne veut-il pas qu'on sache qu'il ne paye aucun impôt! Ce qui signifie zéro pour nos troupes, zéro pour nos vétérans, zéro pour nos écoles. En tout cas, ce doit être quelque chose de vraiment important, terrible peut-être. À qui doit-il de l'argent? Il doit (aux Américains) une réponse».

Donald Trump pendant le débat.
Trump: «Je publierai mes déclarations d'impôts quand elle publiera les 33.000 e-mails qu'elle a effacés. Cela a été fait à dessein, ce n'était pas une erreur. C'est honteux». Mais il n'insiste pas et laisse Clinton s'échapper de ce sujet délicat presque sans égratignure.Trump: «Mes revenus l'an dernier se sont élevés à 694 millions de dollars, ce qui n'est pas beaucoup compte tenu de ma fortune. Il est temps que ce pays soit dirigé par quelqu'un qui connaisse l'argent!»
Clinton: «J'ai rencontré tant de gens, de petits entrepreneurs que vous n'avez jamais payés pour leur travail. Il y a un architecte dans la salle qui a dessiné l'un de vos hôtels…»
Trump: «Peut-être n'a-t-il pas fait du bon travail…»
Clinton: «Vous vous vantez d'être le roi des dettes. Parfois, les méthodes employées dans les affaires se révèlent très mauvaises appliquées au gouvernement».
Trump: «Je profite des lois en vigueur. J'ai le devoir de prendre soin de moi, de ma famille, de mes affaires». Puis, évoquant son nouvel hôtel à Washington, proche de la Maison-Blanche: «Si je n'y vais pas par un chemin, j'irai par l'autre!»

La conspiration sur le lieu de naissance de Barack Obama:
Trump: «J'ai réussi à faire publier par le président son acte de naissance. J'ai fait du bon travail pour le pays».
Clinton: «Avez-vous bien entendu! Le mensonge raciste du «Birther» (l'insinuation qu'Obama n'était pas Américain) ne peut pas être évacué si facilement. Donald a persisté pendant des années. En 1973, il a été poursuivi pour discrimination parce qu'il refusait de louer ses appartements aux gens de couleur. Il a un long passif de comportement raciste».
Trump: «Quand vous essayez d'être plus sainte que le Bon Dieu, ça ne fonctionne pas. J'ai obtenu un règlement amiable sans admission de culpabilité». Il a simplement oublié de démentir avoir jamais pratiqué de discrimination…
La guerre en Irak:
Clinton: «Il a soutenu la guerre en Irak et s'est prononcé pour aller en Libye. J'espère que les vérificateurs des faits sont à l'œuvre».
Trump: «C'est faux. C'est un mensonge des médias. J'étais contre la guerre en Irak». Suit le rappel détaillé des interviews qu'il a données à l'époque. Clinton sourit avec jubilation alors qu'il s'enlise pendant de longues minutes.

Le tempérament pour être président: Clinton: «Vous me critiquez pour m'être préparée. Oui, je me suis préparée, vous savez pourquoi? Je me suis préparée pour être présidente. Et je crois que c'est ce qu'il faut faire». Le public, tenu au silence, applaudit.
Trump: «J'ai un bien meilleur jugement qu'elle. J'ai aussi un bien meilleur tempérament. Je dirais même que c'est mon meilleur atout». Le public rit.
Clinton: «Ouhh! Okay». Plus tôt, elle avait lâché: «Donald, je sais que vous vivez dans votre propre réalité». Elle embraye: «Donald ne dit jamais ce qu'il ferait. Les mots comptent quand on est président».
Trump: «Elle n'a pas l'apparence et elle n'a pas l'endurance pour être présidente».
Clinton: «Quand vous aurez parcouru 120 pays et témoigné pendant 11 heures d'affilée devant le Congrès, vous viendrez me parler d'endurance». (Applaudissements).
Trump avoue s'être retenu d'évoquer les infidélités de Bill Clinton par égard pour Chelsea, la fille du couple. On notera aussi qu'il n'a pas du tout été question d'immigration, le sujet de prédilection du républicain.
Les sondages à chaud auprès du public indiquaient une nette victoire d'Hillary Clinton. Mais il faudra attendre de vrais sondages pour savoir si la remontée de Donald Trump peut être entravée par sa médiocre performance.
Hillary Clinton, et son mari Bill, remercient leurs supporters à l'issue du débat.

lundi 3 octobre 2016

Hillary Clinton devance Donald Trump

Ce changement semble montrer l'impact qu'a eu la... (photo Rick T. Wilking, archives ap/pc)
Hillary Clinton a repris de l'avance sur Donald Trump dans la course à la présidentielle américaine, désormais à 42 % des intentions de vote contre 36 % pour son rival républicain à cinq semaines du scrutin, selon un nouveau sondage publié lundi.
Ce même sondage Politico/Morning Consult donnait à Donald Trump un point d'avance avant le débat présidentiel du 26 septembre (39 % contre 38 % pour Mme Clinton).
Ce changement semble montrer l'impact qu'a eu la très mauvaise semaine de Trump depuis ce débat dominé par Hillary Clinton. Le républicain s'est notamment énervé contre une ancienne Miss Univers vénézuélienne, Alicia Machado, au risque de détourner un peu plus des électrices déjà réticentes.
Mme Clinton est désormais à 42 % des intentions de vote, Donald Trump à 36 %, le candidat libertarien Gary Johnson à 9 % et la candidate du Parti des verts Jill Stein à 2 %, selon ce sondage Politico/Morning Consult, réalisé du 30 septembre au 2 octobre.
Et 10 % des électeurs probables disent qu'ils n'ont pas encore décidé ce qu'ils feraient le jour de l'élection présidentielle le 8 novembre.
Selon ce sondage, 55 % de ces électrices ont une opinion moins favorable de Donald Trump après ses attaques contre Alicia Machado.
Le débat semble aussi avoir aidé Mme Clinton auprès des jeunes. Avant le débat, la démocrate avait huit points d'avance sur son adversaire chez les 18-29 ans, une tranche d'âge qu'elle a du mal à enthousiasmer. Après le débat, son avance sur Trump est de 32 points (51 % à 19 %).
Chez les électeurs indépendants (qui ne sont ni encartés démocrate ni républicain), M. Trump avait avant le débat une avance de douze points de pourcentage (35 % à 23 %). Cette avance s'est réduite à cinq points (30 % à 25 %), selon le sondage Politico/Morning Consult, réalisé auprès de 1991 électeurs inscrits, et qui a une marge d'erreur de 2 %.



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dimanche 2 octobre 2016

Cinq moments où Hillary Clinton a détruit Donald Trump lors du débat présidentiel


Donald Trump et Hillary Clinton lors du premier débat présidentiel le 26 septembre 2016 (Capture d'écran Youtube/PBS NewsHour)

Les deux principaux candidats à la présidentielle américaine se sont affrontés sur le plateau de la chaîne MSNBC ce lundi 26 septembre. Hillary Clinton a survolé le débat, avec des arguments calculés, des réparties piquantes et une assurance indéboulonnable. Elle n’a laissé aucune chance à un Donald Trump au plus haut dans les sondages, mais au plus bas dans sa crédibilité politique.

1- Hillary 1 – Sexisme 0

Profitant d’une pneumonie passagère et, clairement, de sa condition de femme, Donald Trump a attaqué Hillary Clinton sur sa capacité à endosser les nombreuses responsabilités inhérentes à la fonction présidentielle.
Hillary Clinton n’a pas l’endurance nécessaire pour être présidente. Il faut être capable de négocier nos traités avec le Japon, avec l’Arabie Saoudite. Vous imaginez tout l’argent qu’a l’Arabie Saoudite ? (…) Il faut savoir leur parler. Il y a tellement de choses qu’il faut savoir faire ! Je ne crois pas qu’Hillary ait l’endurance nécessaire pour cela.”
L’ancienne Secrétaire d’État, sourire figé et réplique en poche, attend patiemment la fin de son monologue pour rétorquer: “Quand il aura voyagé dans 112 pays, négocié un traité de paix, un cessez-le-feu, une libération d’opposant politique (…) ou même passé onze heures à témoigner devant une commission parlementaire, il pourra me parler d’endurance.
Jouant la carte du féminisme, la candidate démocrate ne s’est pas arrêtée là: “Voilà un homme qui a qualifié des femmes de truies, de souillons et de chiennes. Qui a dit que la grossesse était un désagrément pour les employeurs. Qui a dit que les femmes ne méritaient pas un salaire égal si elle ne pouvaient pas faire leur travail aussi bien qu’un homme.” 
En guise de réponse, Donald Trump, s’empresse d’assurer que tout cela est faux. Et que “ce n’est pas très gentil”.
2 – “Donald, je sais que vous vivez dans votre propre réalité, mais cela ne s’est pas passé comme ça”


L’Accord de libre échange Nord-Américain (Nafta) est l’un des principaux sujets de la campagne présidentielle. Instauré en 1994, sous la présidence de Bill Clinton, il est pointé du doigts par le candidat républicain, et beaucoup d’observateurs américains, comme l’un des “pires accords commerciaux jamais signés”. Donald Trump le tient pour responsable du chômage et des pertes économique dans de nombreux Etats américains.
La position changeante d’Hillary Clinton sur ce sujet est l’une des failles de sa campagne. Elle a soutenu le Nafta lors de sa négociation, avant de retourner sa veste au moment de devenir candidate à l’élection présidentielle de 2009. Donald Trump avait toutes les cartes en main pour la mettre en difficulté. Mais trop peu préparé, il a énoncé des contrevérités et donné l’occasion à Hillary Clinton de répondre par la meilleure punchline de ce débat: “Donald, je sais que vous vivez dans votre propre réalité, mais cela ne s’est pas passé comme ça.
3 – “Donald Trump pense que le réchauffement climatique est un complot des Chinois”

 Avant de se défendre d’avoir tenus ces propos, Donald Trump aurait dû vérifier sa timeline Twitter. Le tweet en question est toujours en ligne, il date du 6 novembre 2012 et raconte que “le concept de réchauffement climatique a été créé par les Chinois pour rendre l’industrie américaine non-compétitive”. Tout est dit.
4 – Trump perd son sang froid sur la guerre en Irak
Sur ce point, Hillary Clinton n’a pas eu à bouger le petit doigt. Le présentateur du débat, Lester Holt, s’est chargé de rappeler à Donald Trump qu’il s’était déclaré en faveur de l’intervention en Irak de 2003. Lors d’une interview réalisée en 2002, à la question “Soutenez-vous la guerre en Irak ?”, Donald Trump répondait: “Ouais, je pense. Enfin j’aurais préféré que la première guerre soit menée correctement.
Mais lorsque Lester Holt évoque cette position, Donald Trump sort littéralement de ses gonds en assurant que cette croyance est une “absurdité propagée par elle [pointant du doigt Hillary Clinton] dans les médias”. Il est ensuite entré dans un tunnel de justifications qui a duré plusieurs minutes. Entre complotisme et argumentation gênante, le milliardaire a détruit sa propre crédibilité en à peine deux minutes. Hillary Clinton, sourire aux lèvres, s’est contentée d’attendre qu’il termine.
5 – Trump improvise, Clinton est plus préparée que jamais

 Hillary Clinton a été chirurgicale, précise, calme et assurée. En comparaison, le candidat républicain peu habitué à l’exercice semblait encore plus clownesque et approximatif qu’à son habitude. Les techniques qui sont les siennes pour haranguer les foules lors de ses meetings ne fonctionnent plus face à la candidate démocrate qui cumule les années d’expérience, et une répartie à toute épreuve.
Je suis allé partout. Vous avez décidé de rester à la maison, et ce n’est pas grave.”
“- Je crois que Donald vient de me reprocher de m’être préparée à ce débat. C’est ce que j’ai fait. Et vous savez pour quoi d’autre je me suis préparée ? Je me suis préparée à devenir Présidente.

samedi 1 octobre 2016

États-Unis : Hillary Clinton creuse l'écart avec Donald Trump

La candidate démocrate est créditée de 44 % des intentions de vote contre 41 % pour le républicain dans un nouveau sondage réalisé après le débat de lundi.

Hillary Clinton était créditée de 41 % d'intentions de vote avant le premier débat.
Hillary Clinton était créditée de 41 % d'intentions de vote avant le premier débat. © AFP/ JEWEL SAMAD

vendredi 30 septembre 2016

No Debate That Hillary Clinton’s Polling Numbers Are Improving


Watching the presidential debate at a restaurant in Rosemont, Pa., near Philadelphia. Early poll results suggest the debate has improved Hillary Clinton’s standing. Credit Mark Makela for The New York Times

The post-debate polls are beginning to trickle in, and it already seems clear that Hillary Clinton has received a bump after the first presidential debate.

A wave of high-quality battleground state surveys released on Friday showed her with a comfortable advantage in New Hampshire, Nevada, Florida and Michigan. The gains suggest she might lead by as much as five percentage points nationwide, up from about two to three points before last Monday’s debate.

It’s hard to know whether the shift will last. If you’ve been following The Upshot’s coverage of polling over the last two years, you know that we’re pretty circumspect about shifts in the polls. But no matter how you cut it, the debate is bad news for Donald J. Trump.

As we wrote ahead of the debate, it has been hard to make sense of the polls over the last few months. Mrs. Clinton’s lead has bobbed up and down, between two and eight percentage points since the spring.

To oversimplify, there are two basic ways to interpret it. One possibility is that every little twist and turn in polls represents a real shift in a volatile race. If that’s the case, perhaps we’ll look back and say that the debate was decisive: The race was very close before, and Mrs. Clinton took a clear lead after.

The other interpretation is that the race is stable but that the polls are volatile, as changes in news media coverage affect the likelihood that people respond to surveys or are judged to be likely voters. If this idea is right, it’s harder to evaluate Mrs. Clinton’s debate bounce.

From this point of view, big media events — like debates and the conventions — raise equally large questions about volatility in the polls.

Interactive Feature: 2016 Election Forecast: Who Will Be President?

After all, the polls really can change for good after a debate or a convention. But other times, the overwhelming news coverage surrounding a debate performance or a political convention is exactly the sort of thing that would cause an illusory shift.

Mitt Romney took a narrow lead after the first presidential debate in 2012, but there is considerable evidence that his gains were exaggerated. For that period, the Democrats became less likely than Republicans to respond to surveys — what pollsters call differential nonresponse.

After the first presidential debate in 2000, George W. Bush surged in the polls — going from an 11-point deficit among likely voters to an eight-point lead in the Gallup tracker. But half of the swing was because of changes in who was assessed to be a “likely voter.” A postelection study found that those swings in likely-vote intention had no predictive value; it was just noise.

So there’s good reason to be cautious about Mrs. Clinton’s rise in the polls. But that doesn’t mean it should be dismissed out of hand. After the first presidential debate in 2004, John Kerry truly did rally to make it a close race.

Usually, a good way to test the durability of a swing in the polls is to ask whether it brings the race closer or farther from the so-called fundamentals, like the president’s approval ratings.

A shift that brings the polls in line with the fundamentals might be a little likelier to last than one that cuts the other way. Mr. Kerry’s recovery, for instance, brought the tighter race implied by Mr. Bush’s approval ratings. Barack Obama’s gains in 2008 gave him the considerable advantage implied by the economy and Mr. Bush’s low approval ratings. The opposite could be said of Mr. Bush’s and Mr. Romney’s surges in 2000 and 2012.

This year, it’s a lot harder to tell. That’s in part because there is no incumbent president on the ballot, which always makes it a little harder to tell where the natural resting point of a race sits. But it’s also because Mr. Trump is such an extraordinary candidate that many analysts believe the fundamentals will be less significant than usual.

In lieu of the traditional fundamentals, here’s something to consider instead: Over the longer term, Mrs. Clinton has led Mr. Trump by around five percentage points nationally.

The debate has bumped her poll standing back closer to her longer-term average, and it seems plausible it could stay in that range. The debate has also reinforced doubts about whether Mr. Trump is prepared for the presidency. No matter how you interpret polls, Mrs. Clinton is in a decent position with less than 40 days to go.

Clinton talks public service in Florida

 Hillary Clinton steered clear of the latest maelstrom around Donald Trump as she gave a speech in Florida on Friday focused on enhancing public service opportunities.
Speaking in Fort Pierce, the Democratic presidential candidate avoided naming her Republican opponent, though she criticized him for a “strongman approach” and said he was unlikely to embrace national service as a priority.
The speech came on a day when Trump dominated the news with a slew of Twitter attacks on a former beauty pageant winner, questioning her sexual history and whether Clinton helped her become a citizen.
The controversy surrounding Trump’s tweets shows the challenge Clinton faces as she seeks to give voters a more uplifting message - and a reason to vote for her, not just against Tru
mp.
Clinton acknowledged some might question her choice of subject matter.
“Some might say well hey my gosh, you’ve only got 39 days to go, why aren’t you out there beating up on your opponent and doing everything to get the vote out and all the rest of it,” Clinton said. “Well, I’ll do that…But I’ve been thinking about this for a long time.”