La candidate démocrate est créditée de 44 % des intentions de vote contre 41 % pour le républicain dans un nouveau sondage réalisé après le débat de lundi.
Source AFP
Hillary Clinton a amélioré son avance sur son rival dans la course à la Maison-Blanche Donald Trump
depuis leur débat de lundi, avec un écart de 3 points, selon un sondage
publié vendredi. La démocrate recueille 44 % des intentions de vote des
électeurs susceptibles d'aller aux urnes, contre 41 % pour le
républicain, selon ce sondage réalisé pour la chaîne Fox News.
Elle avait recueilli 41 % des intentions de vote et Trump 40 % dans un
précédent sondage réalisé pour la même chaîne avant le débat. La
démocrate a aussi amélioré son score depuis le débat dans les
États-clés, qui peuvent basculer dans un camp ou dans l'autre, selon
d'autres sondages. Les deux autres candidats à la présidentielle, le
libertarien Gary Johnson et l'écologiste Jill Stein, qui n'ont pas
participé au débat, gardent la même part d'intentions de vote,
respectivement 8 % et 4 %.
De son côté, le camp démocrate déploie ses forces particulièrement en Floride, l'un des plus grands prix de l'élection avec ses près de 20 millions d'habitants, où la date butoir pour s'inscrire sur les listes électorales approche. Hillary Clinton y était vendredi, dénonçant son adversaire comme un personnage « instable » et inapte à assumer la fonction présidentielle. Le vice-président Joe Biden s'y rendra, lui, lundi, et Barack Obama suivra mercredi. Le président américain qui a remporté l'État en 2008 et 2012 y sera en terrain favorable.
Le candidat a mis sa prestation médiocre sur le compte d'un problème de micro, un prétexte raillé par Hillary Clinton. Mais la commission organisant les débats a confirmé vendredi qu'il y avait eu un problème d'amplification du micro dans la salle du débat. Donald Trump est d'ailleurs resté vague sur sa participation au deuxième débat, dimanche 9 octobre. « Je veux faire le prochain débat, mais tout le monde parle du micro », a-t-il expliqué au New York Times, vendredi 30 septembre.
Le candidat continue cependant de rassembler les foules. Vendredi soir en banlieue de Détroit dans le Michigan, il a violemment attaqué Hillary Clinton. « Elle vendra la Maison-Blanche au plus offrant, comme elle l'a toujours fait », a-t-il lancé. Et il a demandé au président Obama de s'engager à ne pas accorder de grâce à Hillary Clinton dans l'affaire de sa messagerie privée, bien que la candidate ait échappé à toutes poursuites judiciaires. « Allez voter », a-t-il aussi imploré ses supporteurs. Quant à ceux qui seraient à l'article de la mort, il a répété : « Je m'en fiche, allez quand même voter le 8 novembre. »
Les démocrates misent sur la Floride
Le frémissement est perceptible. Alors que Donald Trump croyait, mi-septembre, avoir effacé l'avantage de sa rivale, les 11 sondages réalisés dans des États-clés du scrutin du 8 novembre depuis le débat de lundi soir, suivi par 84 millions de personnes, donnent l'avantage à la démocrate, notamment dans le Nevada, le New Hampshire et la très convoitée Floride. Cela ne veut pas dire que l'élection est dans la poche, car pour confirmer la tendance, il faudra attendre de voir comment ont réagi les électeurs indécis de l'Ohio, de Caroline du Nord ou de Pennsylvanie, où Donald Trump organise un meeting samedi soir.De son côté, le camp démocrate déploie ses forces particulièrement en Floride, l'un des plus grands prix de l'élection avec ses près de 20 millions d'habitants, où la date butoir pour s'inscrire sur les listes électorales approche. Hillary Clinton y était vendredi, dénonçant son adversaire comme un personnage « instable » et inapte à assumer la fonction présidentielle. Le vice-président Joe Biden s'y rendra, lui, lundi, et Barack Obama suivra mercredi. Le président américain qui a remporté l'État en 2008 et 2012 y sera en terrain favorable.
Donald Trump dans la tourmente
Dans cette campagne volatile, il a suffi parfois de quelques jours pour rebattre les cartes. Cette semaine en est un exemple. Hillary Clinton a dominé le débat de 90 minutes contre Donald Trump, qui n'a pas pu s'empêcher de répondre aux provocations sur son passé de promoteur immobilier, mais aussi sur ses commentaires désobligeants en 1996 sur la gagnante vénézuélienne de son concours Miss Univers, Alicia Machado, qui avait grossi après sa victoire. Résultat, le milliardaire a passé la semaine à se défendre, alimentant lui-même la caricature d'un homme susceptible et impulsif, incapable de la discipline stratégique requise d'un candidat à la présidentielle et d'un président des États-Unis.Le candidat a mis sa prestation médiocre sur le compte d'un problème de micro, un prétexte raillé par Hillary Clinton. Mais la commission organisant les débats a confirmé vendredi qu'il y avait eu un problème d'amplification du micro dans la salle du débat. Donald Trump est d'ailleurs resté vague sur sa participation au deuxième débat, dimanche 9 octobre. « Je veux faire le prochain débat, mais tout le monde parle du micro », a-t-il expliqué au New York Times, vendredi 30 septembre.
« Elle est méchante, mais je peux être encore plus méchant qu'elle »
Le candidat républicain a également insinué qu'il était prêt à évoquer les scandales sexuels de Bill Clinton lors de ce duel. « Elle est méchante, mais je peux être encore plus méchant qu'elle », a-t-il dit. « Hillary Clinton est mariée à l'homme qui a le plus maltraité les femmes de l'histoire de la politique », a-t-il dit, répétant qu'elle-même avait été « complice » en tant que Première dame, parce qu'elle avait pris la défense de son mari et attaqué les accusatrices de Bill. Lundi soir, pourtant, il avait expliqué qu'il n'avait pas évoqué ces vieux scandales par respect pour Chelsea, la fille des Clinton. Ses lieutenants avaient salué sa retenue.Le candidat continue cependant de rassembler les foules. Vendredi soir en banlieue de Détroit dans le Michigan, il a violemment attaqué Hillary Clinton. « Elle vendra la Maison-Blanche au plus offrant, comme elle l'a toujours fait », a-t-il lancé. Et il a demandé au président Obama de s'engager à ne pas accorder de grâce à Hillary Clinton dans l'affaire de sa messagerie privée, bien que la candidate ait échappé à toutes poursuites judiciaires. « Allez voter », a-t-il aussi imploré ses supporteurs. Quant à ceux qui seraient à l'article de la mort, il a répété : « Je m'en fiche, allez quand même voter le 8 novembre. »
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